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Mon blog contient un peu de tout sur le Japon : actualité, jpop(ayumi et kokia...), gastronomie, download, cinéma, manga, animes, bonnes adresses, religion, etc.

J'ai fait le design par rapport à Opéra, alors il peut y avoir quelques defauts avec IE ou Mozilla... Désolée

 

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Samedi 24 décembre 2005

L'homme qui épousa une renarde

Il y a très longtemps, l'empereur Kinmei régnait ce pays.
Un homme habitait à Minonokuni (préfecture Gifu).
Un jour, il monta à cheval et parti à la recherche d'une belle. Il espérait rencontrer une jeune fille qui accepterait de devenir sa femme.
Par hasard, dans une plaine spacieuse, rassérénée, il aperçut une jeune fille. Celle-ci s'approche de lui assez familièrement et lui fit du charme. L'homme qui souriait dans son coeur, lui cligna de l'oeil et répondit à ses avances.
Il l'interpella: « Hé, ...... mademoiselle, où allez-vous ? »
La femme lui répondit: « Je parcours le pays afin de trouver un bon mari. »
L'homme proposa alors à la jeune fille de devenir sa femme.
« Oui, c'est entendu, je vous accepte », répondit-elle.
Cet homme l'emmena dans sa maison. Ils se marièrent et vivait maintenant ensemble.

Quelques mois s'écoulèrent.
La femme devint enceinte et mit au monde un garçon le jour du 15 décembre. Or, ce même jour et au même moment, la chienne que l'homme possédait mit bas un chiot. Ce dernier ne supportait pas la femme de la maison. Lorsqu'il se trouvait en face d'elle, il semblait irrité par sa présence.
Il l'attaquait violemment, la fixait d'un regard hostile, aboyait bruyamment, les dents retroussées et dirigées contre elle.
Chaque jour, le chiot manifestait sa colère, de jour en jour, il enflait l'animosité contre elle.
La femme, effrayée, tremblait de peur.
Un jour, elle supplia son mari: « Mon cher, ...... tuez, assommez ce chien, je vous en prie ! »
Mais son mari, qui avait pitié de son chien, ne pouvait se résoudre à le tuer.

C'était en février ou en mars, c'était le temps de piler le riz dans un mortier.
Un jour, l'épouse entra dans une cabane où se trouvait le mortier pour piler le riz; il lui fallait préparer des goûters pour ses ouvrières.
Soudain, la chienne qui était la mère du chiot, se mit à la poursuivre en grognant. Sa voix embêtante se jeta sur cette ménagère et menaçait de la mordre. La ménagère fut terrifiée, eu beaucoup d'effroi.
Aussitot, elle se métamorphosa en renarde et s'enfuit au plus vite. Elle alla se réfugier sur une corbeille et s'y assit. Son mari l'aperçut.
Il lui dit: « Ma chérie, ...... comme je t'aime ! Nous, toi et moi, nous vivons ensemble, nous sommes devenus intimes, liés profondément, et, nous avons reçu un enfant par la grâce......, n'est-ce pas ? Jamais je ne t'oublierai...... Viens chez moi, quand tu le voudras, couchons ensemble. Je t'attends...... »
Et.
Ainsi, la renarde se rendit chez l'homme qui était son mari et passa la nuit avec lui. Elle se souvenait de la promesse de l'homme.
Dès lors, la femme fut appelée Kitsune (*ki-tsu-né) qui signifie « vient, aime, couche ».

Un jour, l'homme vit sa femme venir à lui, vêtue d'une longue jupe dont le bas était teint en beau nuancé de rose. Elle avait l'air élégant et gracieux. Puis, elle s'envola on ne sait où, en faisant flotter les pans de sa belle jupe rose.

Depuis ce jour, le mari ne cessa plus de penser au visage de sa femme. Il dessinait en son coeur la figure qui s'était éloignée de lui et soupirait pour sa femme bien aimée.
Il composa une chanson et il la chantait.

Koi wa mina waga he ni ochi nu tamakagiru haroka ni mie te ini shi ko yue ni

En mon coeur
tous les chemins languissants de mon amour se traînent
à cause de toi,
tu es partie au loin et tu t'estompes dans la lumière tamisée
éternellement, je pense à toi

Ainsi, le garçon qui était né de l'homme et de sa femme renarde fut nommé « Kitsune ».
On l'appelait aussi « Kitsune no Atae », c'est-à-dire « officiant renard ».
Ce garçon était très fort, herculéen et courait très vite comme un vol d'oiseau. Voilà l'origine du nom de la famille « Kitsune no Atae ».

Traduit par Niji Fuyuno : http://www.big.or.jp/~loupe/links/fconte3.shtml

par Saori_kido publié dans : Lecture
Mardi 6 décembre 2005

La fiancée du dragon

 

Jadis, une certaine année, il n’avait pas plu du tout. Les paysans étaient extrêmement ennuyés. Les petites pousses de riz avaient à peine commencé de croître. Pas d’eau. Pas moyen de sarcler. Les paysans de chaque village priaient les dieux, pour obtenir de l’eau. En vain. Ils devenaient malades d’inquiétude.

 

Dans un certain village vivait un paysan, nommé Tokubei, qui avait une jolie fille. Il avait prié pour avoir de la pluie, mais rien à faire. Pas une goutte. Il s’avisa de se tourner vers le dieu dragon Ryûjin et lui dit :

 

– Si vous daignez nous octroyer la pluie, je vous offre ma fille unique !

 

Il pria de toute son âme. Alors, une chose bizarre se produisit. Soudain, le ciel se couvrit de nuages noirs, le tonnerre tonna gorogoro ! La pluie se mit à tomber.

 

Les villageois, ravis, se mirent à sarcler. Le riz se mit à pousser correctement. L’automne venu, on moissonna. Mais celui qui avait prié le dieu dragon et lui avait promis sa fille n’était pas tranquille. Il avait gardé secret ce vœu, sans le révéler ni à sa femme ni à sa fille.

 

Un jour d’automne, arriva au village un jeune homme, marchant lourdement, las, urouro, et s’arrêta devant sa maison, et demanda l’hospitalité:

 

– Je n’ai pas réussi à vendre mes éventails. Veuillez m’accueillir !

 

Plein de compassion pour le pauvre jeune homme, notre paysan l’accueillit et l’installa dans une chambre qui était libre.

 

Le lendemain, le nouvel hôte ne démarra pas, alléguant sa faiblesse. Les jours passèrent, le jeune hôte ne s’en allait pas. Mais il se liait avec la jeune fille de la maison. Ils sympathisaient. La jeune fille déclara vouloir l’épouser. Le soir du jour fixé, on fit la cérémonie de mariage. Le plateau d’offrandes était étalé. Soudain, le fiancé, tsut !se leva et dit à la fiancée :

 

– Voici le jour venu, enfin ! Je suis le dieu dragon ! Selon le vœu fait par ton père, je te prends pour épouse !

 

Il enveloppa la fiancée dans sa large manche, et aussitôt, se transformant en un grand serpent, il appela un nuage, où, se lovant, il disparut dans le ciel.

 

par Saori_kido publié dans : Lecture
Vendredi 18 novembre 2005

Ariwara no Narihara (825-879)

La lune? Ce n'est plus la même
Le printemps? Ce n'est plus
Le printemps d'autrefois.
Moi seul
N'ai pas changé.

 

Ô fleurs du ciel!
Tombez en obscures nuées
Au point que la vieillesse
En perde son chemin

Jien (1155-1225)

Dans leur science du temps les fleurs des

Champs d'automne
Ont toutes le parfum des rayons de la lune

Dôgen (1200-1253)

Dans la plaine enneigée où toute l'herbe s'abolit

Le héron blanc s'est enfoui
Dans sa propre apparence.

 

Yosa Buson (1715-1783)

Au coeur du silence

Escargot de rivière dans l'eau pure

Montant jusqu'au ciel

L'odeur des fleurs de prunier-
Halo de la lune.

Oshima Ryôta (1718-1787)

Pourchassées

Les lucioles se cachent
Dans les rayons de la lune.

 

Lune claire
Si je renais je voudrais être
Un pin sur un pic.

Tagami Kikusha (1753-1862)

Avec pour seul chapeau la lune

Je voudrais tant partir!
Ciel du voyage

Wakayama Bokusui (1885-1928)

Ne voyez-vous pas comme il est triste cet oiseau blanc

Ni le bleu du ciel ni le bleu de la mer ne
Déteignent sur lui
Qui flotte dans le vent.

 

Combien de monts, combien de fleuves faudra-t-il franchir
Pour ce pays ou finit la tristesse
Aujourd'hui encore, ah, partons

Les HAIKU sont tres simple a realiser :

-trois lignes:
5 syllabes dans la 1ere ligne
7 syllabes dans la 2eme
5 dans la 3eme

-les regles:
Vous ne pouvez pas mettre de pronoms, d'adverves...
Vous devez d'ecrire une image qui est garve dans votre tete du genre une grenouille qui plonge dans l'eau

par Saori_kido publié dans : Lecture

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